Between pop culture and classicism: the colorful fantasies of Janusz Orzechowski

By Michel Fily, January 26, 2019

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Janusz Orzechowski graduated from the Faculty of Graphic Arts at the High School of Craft Art in his hometown Szczecin in Poland. After graduating in 2006, he gradually decided to devote himself more to painting than to graphic design. Between Pop Art and Surrealism, his works are as much illustrations of his time and his imagination, influenced by the worlds of cinema and superheroes, but also by that of classical painters and television. Janusz has since participated in numerous group and individual exhibitions in Warsaw and elsewhere in Poland, as well as in Europe and the United States, during which he has won numerous awards.

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What triggered your artistic career?

I always liked to draw and paint, I graduated in applied arts and especially in graphic design. During my studies, I specialized in poster and illustration, and after graduating I worked for printing and advertising agencies for a while, hoping to start my own business. After work I spent my free time painting. And my paintings began to interest buyers, until the day when one of my works was auctioned and exceeded the amount for which I planned to sell it. That’s what convinced me to no longer devote myself to my art.

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Tell us about your inspirations and influences?

As a child, I was passionate about comics, sci-fi movies and computer games. In short, I share the collective unconscious of my generation. It is from this modern world that I drew my first inspirations and they continue to feed my work until today. I create large figurative frescoes that are kind of collages, between Pop Art, Realism, Street Art and Surrealism. My compositions take the form of dreamlike visions, while being very anchored in this world and in the present, and very individual too. I borrow films, comics, but also classic iconic works and great painters realistic. My landscapes, which have their own rules, are full of details and symbols.

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What are your techniques and creative media?

Currently, I mainly do oil painting on canvas. I also do a lot of drawing and computer graphics, outside the walls …

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Tell us about Street Art in your country…

Art as a whole is gaining popularity in recent years in Poland. Traditional art, but also new artists arouse more and more interest. The auction market has developed very strongly, which in the case of the younger generation is risky because prices are quite low. But overall there is a good momentum. In Poland, there are more and more walls for Street Artists. Which perfectly improves the beauty of cities.

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What is your relationship with your audience?

Like any artist of my generation, my relationships with the public go through social media. But I try every time I participate in exhibitions to invite and meet people with whom I have exchanged on the Internet. And each time they are very good opportunities.

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What message are you trying to convey through your works?

I like funny things, unreal, but also apocalyptic. I try to assert the world, despite its decline, in a kind of logic twisted entropy … And at the same time, I extrapolate a humanism that reaches the limits of the possible. I reject metaphysics and transcendence in favor of a hedonistic, sometimes frenetic, dissolution. I ironically expose the hermeticity and lack of preparation of modern individuals to the noises they generate.

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What are your current artistic activities and your future projects?

I am focused on my painting and I work constantly to improve it. I’m quite happy as an artist at this stage, and grateful that I no longer have to work in advertising or printing to make a living …

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https://www.instagram.com/januszorzechowski_art/

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Entre culture Pop et classicisme : les fantasmes colorés de Janusz Orzechowski

Par Michel Fily, le 26 janvier  2019

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Janusz Orzechowski est diplômé de la faculté des arts graphiques de la High School of Craft Art de sa ville de naissance, Szczecin en Pologne. Après l’obtention de son diplôme, en 2006, il a progressivement décidé de se consacrer plus à  la peinture qu’au graphisme. Entre Pop Art et surréalisme, ses oeuvres sont autant d’illustrations de son époque et de son imaginaire, influencé par les univers du cinéma et des supers-héros, mais aussi par celui des peintres classiques et de la télévision. Janusz a participé depuis à de nombreuses expositions collectives et individuelles, à Varsovie et ailleurs en Pologne, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis, au cours desquelles il a remporté de nombreux prix.

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Qu’est-ce qui a déclenché ta carrière artistique ?

J’ai toujours aimé dessiner et peindre,  je suis diplômé en arts appliqués et plus particulièrement en graphisme. Pendant mes études, je m’étais spécialisé dans l’affiche et l’illustration et après avoir obtenu mon diplôme, j’ai travaillé quelques temps pour l’imprimerie et en agence de publicité, avec l’espoir de fonder ma propre entreprise. Après le travail je consacrais mon temps libre à la peinture. Et me tableaux ont commencé à intéresser les acheteurs, jusqu’au jour où l’une de mes œuvres a été vendue aux enchères et dépassé le montant pour lequel j’avais prévu de la vendre. C’est ce qui m’a convaincu de ne plus me consacrer qu’à mon art.

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Parle-nous de tes inspirations et influences ?

Enfant, j’étais passionné de bandes dessinées, de films de science-fiction et de jeux informatiques. En résumé, je partage l’inconscient collectif de ma génération. C’est de cet univers moderne que j’ai tiré mes premières inspirations et ils continuent de nourrir mon travail jusqu’à aujourd’hui. Je crée de grandes fresques figuratives qui sont des sortes de collages, entre le Pop Art, le Réalisme, le Street Art et le Surréalisme. Mes compositions prennent la forme de visions oniriques, tout en étant très ancrées dans ce monde et dans le présent, et très individuelles aussi. J’emprunte au cinéma, aux comics, mais aussi aux œuvres classiques iconiques et aux grands peintres réalistes. Mes paysages, qui ont leurs propres règles, sont riches de détails et de symboles.

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Quelles sont tes techniques et supports créatifs ?

Actuellement, je fais principalement de la peinture à l’huile sur toile. Je fais aussi pas mal de dessin et d’infographie, en dehors des murs…

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Comment évolue le Street Art dans ton pays ?

L’art dans sa globalité gagne en popularité ces dernières années en Pologne. L’art traditionnel, mais également les nouveaux artistes suscitent de plus en plus d’intérêt. Le marché des ventes aux enchères s’est très fortement développé, ce qui dans le cas de la jeune génération est risqué, car les prix sont assez bas. Mais il y globalement une bonne dynamique. En Pologne, il y a de plus en plus de murs pour les Street artistes. Ce qui améliore parfaitement la beauté des villes.

f.jpgQuelle est ta relation avec ton public ?

Comme tout artiste de ma génération, mes relations avec le public passent par les médias sociaux. Mais j’essaye à chaque fois que je participe à des expositions d’invitez et de rencontrer des personnes avec qui j’ai échangé sur Internet. Et à chaque fois ce sont de très belles opportunités.

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Quel message essaies-tu de transmettre au travers de tes œuvres ?

J’aime les choses drôles, irréelles, mais aussi apocalyptiques. J’essaie d’affirmer le monde, malgré sa déchéance, dans une sorte de logique tordue de l’entropie… Et en même temps, j’extrapole un humanisme qui atteint les limites du possible. Je rejette la métaphysique et la transcendance, en faveur d’une dissolution hédoniste, parfois frénétique. J’expose ironiquement l’herméticité et le manque de préparation des individus modernes aux bruits qu’ils génèrent.

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Quelles sont tes activités artistiques du moment et tes projets futurs?

Je suis concentré sur ma peinture et je travaille incessamment dans l’objectif de la perfectionner. Je assez heureux en tant qu’artiste à ce stade, et reconnaissant de ne plus avoir à travailler dans la publicité ou l’imprimerie pour gagner ma vie…

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Encounter with GREGORY’s fantastic beasts

By Michel Fily, January 21th, 2019

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GREGORY is a street artist and illustrator from the center of France, whose particular universe is filled with creatures and fantastic animals, a bit like the supra-modernized image of a « Cabinet of Curiosities ». It is an experimental work, technically but also emotionally demanding. And the result of this work is powerful and evocative, between classic figures from the mythological and medical iconography and fleeting portraits of wild animals, precariously tamed … GREGORY has had exhibitions of his work in many galleries in his region of origin, but also in Lyon and elsewhere in France. He has painted many murals, but also on other mediums, in the frame of partnerships, like with the brand Antiz, in 2017. Urban Street Art Urbain met him at Street Art City.

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Hello GREGORY, can you introduce yourself?

I am a painter and a draftsman, or a draftsman and a painter; it all depends on the chronology on which you position yourselves. I have been a graphic designer, a teacher … I am an artist.

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What triggered your artistic career?

The starting point of my artistic practice started immediately after my studies as a graphic designer. I quickly realized that this job, as I had been taught it, would not suit me, and that I would have to work under the yoke of the authority of others … I abandoned the computers for the pencils. And when I came to a level of drawing that seemed good enough for me, I started painting, then bombing, and so on … Today, the oil painting challenges me. I also did screen printing and learned lettering… My desire to learn and improve in all techniques does not rest, I have to continually try new things…

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What are your inspirations and influences?

As for the inspirations, first the urban environment and in particular the world of skateboarding nurture my art, then comes the nature. As for the influences, for a long time it was the world of the illustrations and the tattoo. Today, with Instagram, I collect images of artists of all kinds: Street Artists but also sculptors, contemporary painters, typographers … They all inspire me.

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What are your techniques and creative medias?

I work on paper, on canvas, on wood, on used old bombs, on everything that can do the trick. For the technique, it is rather a routine: I paint masses of colors that I detail an detail till I am satisfied, then I re-work the whole with lines. As a result, my tools range from Rotrings to paint rollers, brushes, Poscas, airbrushes … Nothing resists me!

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Tell us about your meeting with Street Art City …

I was stunned during my first visit to this huge place, lost in the middle of nowhere and where time stops … Street Art City is a bit like a museum, but not just any museum. One where everything is interesting and whose fallow aspect reinforces the feeling of being « suspended » …

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How was your immersion in the room of Hotel 128?

This was a stroke of luck: my friend, Ted Nomad, told me about the project and introduced me to Sylvie Iniesta, the  » ship’s captain ». She agreed to give me a room and I experienced ten days of intense creation. I got up very early every morning to do the maximum, I took my meals very fast to quickly return to work and in the evening I remained quiet to be able to work even more and even better the next day. I keep a very good memory of this experience. People were very caring around us, in order to allow us to give ourselves completely to our art and all we had to do was painting continuously. Gradually, I started “resonating” with the place and my room ended up “vampirizing” me, but in a positive way. I think that’s why there’s such an emotional charge in Hotel 128.

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What would you like to create in people’s mind with your work?

I would like them to take a different look at our common and ambitious world. I am part of these « disturbers », who care about the climate, the future of the planet … When I made my room at the Hotel 128, I was going to become a dad, and it’s with this awareness of a future father that I painted. Every day, I look at my son and I think about what I have to do for « his » planet. Through my work, it is for the safeguard of the environment that I militate.

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Is it easier or more difficult to be a graffiti artist than to be a painter?

A painter can work comfortably in his workshop, take the time to re-serve himself some coffee, to smoke a cigarette … A graffiti artist has to go on the field, to find a wall. And he is never certain not to be disturbed or prevented, while working in a wasteland or near a loot bridge …

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What do you think of the evolution of Street Art today?

As in contemporary art, everything can be found. Impostors and geniuses. Overall, it’s going in the right direction, if we take as examples artists who perform installations of « Total Art » genre, such as Vhils, Swoon, Pose … Yok and Sheryo are also very good. There are Street Artists who work in resonance with the history of art without copying their peers, and there are others, who have never recovered from Basquiat … Unfortunately, the public and the buyers don’t always know Street Art or the history of art well enough. This knowledge would allow them to better appreciate the works and the researches of artists …

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What do you think of your success and what are your dreams?

Dreams and success … For the moment I walk my way trying to answer my artistic desires. I’ll see where that takes me …

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A la rencontre des animaux fantastiques de GREGORY

Par Michel Fily, le 19 janvier  2019

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GREGORY est un Street Artiste et illustrateur originaire du Mâconnais, dont l’univers particulier est rempli de créatures et d’animaux fantastiques, un peu à l’image, supra-modernisée, d’un « Cabinet de Curiosités ». C’est un travail expérimental, exigeant de techniques, mais aussi émotionnellement. Et le résultat de ce travail est puissant et évocateur, entre figures classiques issues des iconographies mythologique ou médicale et portraits fugaces de bêtes sauvages précairement domptées… GREGORY a exposé dans de nombreuses galeries de sa région d’origine mais aussi à Lyon et ailleurs en France. Il a peint de nombreuses fresques murales, mais aussi sur des supports-objets, comme dans le cadre de son partenariat avec la marque Antiz, en 2017. Urban Street Art Urbain l’a rencontré lors d’une journée-dédicaces, à Street Art City.

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Bonjour GREGORY, peux-tu te présenter?

Je suis peintre dessinateur, ou dessinateur peintre, tout dépend de la chronologie sur laquelle on se positionne. J’ai été graphiste, enseignant… Je suis un artiste.

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Quel a été le déclencheur de ta carrière artistique ?

Le point de départ de ma pratique artistique se situe immédiatement à l’issue de mes études de graphiste. Je me suis très vite rendu compte que ce métier, tel qu’on me l’avait appris, n’allait pas me convenir, et que j’allais devoir œuvrer sous le joug de l’autorité d’autrui… J’ai alors abandonné l’ordinateur au profit du crayon. Et lorsque je suis arrivé à un niveau de dessin suffisamment bon à mes yeux, je suis passé à la peinture, puis à la bombe, et ainsi de suite… Aujourd’hui, c’est la peinture à l’huile qui me fait de l’œil. Je suis aussi passé par la sérigraphie et j’ai aussi appris le lettrage. Ma volonté d’apprendre et de me perfectionner dans toutes les techniques ne connaît pas de repos, il me faut continuellement essayer de nouvelles choses…

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Quelles sont tes inspirations et influences ?

Pour l’inspiration, d’abord le milieu urbain et en particulier l’univers du skate, ensuite la nature. Pour les influences, pendant longtemps cela a été le monde de l’illustration et du Tattoo. Aujourd’hui, avec Instagram, je collectionne des images d’artistes de tout bord : Street Artistes mais aussi sculpteurs, peintres contemporains, typographes…

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Quels sont tes techniques et tes supports de création ?

Je travaille sur papier, sur toile, sur bois, sur de vieilles bombes usagées, sur tout ce qui peu faire l’affaire. Pour la technique, c’est plutôt bien rodé : je peins mes masses de couleurs que je détaille à l’envie, puis je reprends le tout au travail au trait. Du coup, mes outils vont du Rotring au rouleau à peinture, en passant par les pinceaux, les Poscas, les aérographes… Rien ne me résiste !

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Parle-nous de ta rencontre avec Street Art City…

Je suis resté coi lors de ma première visite dans ce lieu immense, perdu au milieu de nulle-part et ou le temps s’arrête… Street Art City est un peu comme un musée, mais pas n’importe lequel. Un musée où tout est intéressant et dont l’aspect de friche renforce la sensation d’être « en suspend »…

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Comment s’est passée ton immersion dans la chambre de l’Hôtel 128 ?

C’est l’histoire d’un Coup de chance : mon ami, Ted Nomad, m’a parlé du projet et m’a présenté Sylvie Iniesta, la « capitaine du vaisseau ». Elle a accepté de me confier une chambre et j’ai pu expérimenter dix jours d’intense création. Je me levais très tôt le matin pour en faire le maximum, je prenais mes repas en deux-deux pour vite retourner travailler et le soir je restais tranquille pour pouvoir travailler encore plus et encore mieux le lendemain. Je garde un très bon souvenir de cette expérience. Les gens étaient aux petits soins autour de nous pour nous permettre de nous donner à fond et tout ce que nous avions à faire, c’était peindre, continuellement. Au fur et à mesure, je suis entré en résonance avec le lieux et ma chambre a fini par me vampiriser, mais de manière positive. Je pense que c’est pour ça que l’on ressent une telle charge émotionnelle dans l’Hôtel 128.

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Qu’est-ce que tu aimerais susciter chez les gens avec ton travail ?

J’aimerais leur faire porter un regard différent sur notre monde, commun et ambitieux. Je fais parti de ces « casses-couilles » qui se soucient du climat, du devenir de la planète… J’ai réalisé ma chambre à l’Hôtel 128 alors que j’allais devenir papa et c’est avec cette conscience de futur père que j’ai peint. Chaque jour, je regarde mon fils et je pense à ce que je dois faire pour « sa » planète. Au travers de mon travail, c’est pour la sauvegarde de l’environnement que je milite.

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Est-ce que c’est plus facile ou plus difficile d’être graffeur que d’être peintre ?

Quand tu es peintre, tu peux travailler confortablement à l’atelier, prendre le temps te re-servir un café, de fumer ta clope… Quand tu es graffeur, il faut aller sur le terrain, trouver un mur. Et tu n’es jamais certain de ne pas être dérangé ou empêché, au milieu d’une friche perdue ou près d’une pille de pont…

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Qu’est-ce que tu penses de l’évolution du Street-Art aujourd’hui ?

Comme dans l’art contemporain on trouve de tout. Des imposteurs et des génies. Globalement, ça va dans le bon sens, si on prend en exemples des artistes qui réalisent des installations de genre « Art total », comme Vhils, Swoon, Pose… Yok et Sheryo aussi sont très fort pour ça. Il y a des Street Artistes qui œuvrent en résonnance avec l’histoire de l’art sans copier leurs pairs, et il y en a d’autres qui ne se sont jamais remis de Basquiat… Malheureusement, le public et les acheteurs ne connaissent pas forcement le Street Art ni l’histoire de l’art, qui pour moi sont liés et qui leurs permettraient de mieux apprécier le travail et la recherche des artistes…

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Que penses-tu de ton succès et où en es-tu de tes rêves ?

Rêves et succès… Pour l’instant je suis mon petit bonhomme de chemin en répondant à mes envies. Je verrais bien où cela me mènera…

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GOMAD : l’oeil de cristal de Marcus Debie

Par Michel Fily, le 28 décembre  2018

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Marcus Debie, alias GOMAD, est né aux Pays-Bas en 1972, y vit et travaille toujours. Il a développé une brillante carrière dans le graffiti depuis le début des années 80. Depuis trente ans, il s’est constitué un langage de peinture personnel et des compétences dans lesquelles l’art du graffiti et de la peinture murale jouent un rôle central, tout en consacrant du temps à sa propre formation universitaire. Après avoir obtenu son diplôme à l’Académie des Arts de Sittard, l’illustration a un impact important sur ses œuvres, au même titre que l’art classique grec, le (sur)réalisme, le cubisme et le post-néo-cubisme. C’est tout cela que compile GOMAD dans sa tentative d’harmoniser les proportions anatomiques et la dynamique graphique, avec un savoir-faire véritable. GOMAD a créé un style dans lequel le temps est un concept qui se concentre dans des formes solides immatérielles et se cristallise géométriquement, pour revisiter le concept de présence perpétuelle. Ses œuvres sont visibles sur les murs et les toiles du monde entier, aux Pays-Bas, en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Grèce, en Suède, aux États-Unis … Urban Street Art Urban l’a rencontré en octobre à Street Art City.

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Bonjour Marcus, peux-tu te présenter?

Mon nom est Marcus Debie, mon nom d’artiste est GOMAD. Je vis en Hollande et j’ai 46 ans. J’ai commencé le graffiti quand j’avais 12 ans. Aujourd’hui je suis peintre et muraliste à temps plein. Je suis l’un des rares artistes daltoniens qui ait réussi à faire de l’art coloré pour gagner sa vie alors qu’on lui disait souvent que c’était impossible…

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Qu’est-ce qui a déclenché ta carrière artistique?

Le premier trigger a été le film « Beat Street », que j’ai vu en 1984. C’est un film qui décrivait la naissance d’une nouvelle culture, appelée «Hip Hop», avec tous ses aspects : le graffiti, le break-dance, le rap… Peu de temps après, j’ai vu un documentaire sur le graffiti, intitulé « Style Wars ». Ces films m’ont marqué, même si à cet âge, je ne savais pas encore que je deviendrais artiste.

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Quelles sont tes inspirations et influences?

Beaucoup de choses peuvent être des inspirations pour moi et je suis influencé par tout ce qui m’entoure. Comme d’autres artistes, bien sur, par le design, par la nature, la publicité, etc. En fait, tout ce que je vois et tout ce que je fais m’inspire. Mon style personnel est souvent caractérisé par de beaux yeux et de belles mains de femmes photo-réalistes, avec beaucoup de détails. Je les combine avec des formes de couleurs abstraites apparentées au cubisme et j’y ajoute parfois des oiseaux ou d’autres animaux. Ce qui rend ma façon de créer différente, c’est que mes conceptions sont entièrement réalisées sur Photoshop. J’essaie de créer un concept novateur de collage numérique, qui utilise la transparence et la superposition à l’extrême, pour s’approcher le plus possible de la 3D. Ce travail de recherche et d’élaboration préliminaire constitue la base de mes oeuvres murales.

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Quelles sont vos techniques et supports créatifs?

J’ai achevé mes études d’art à l’âge de 23 ans, j’ai plus de 30 ans d’expérience, je connais donc de très nombreuses techniques. Mais je préfère peindre à l’aérosol, qui constitue 90% de mon travail. Les10% restants sont peint à l’acrylique au pinceau. En 2019, j’ai décidé de commencerai à peindre mes premières toiles à l’huile. Un nouveau défi…

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Parlez-nous de votre rencontre avec Street Art City …

Je ne connaissais pas Street Art City auparavant, mais une de mes amies néerlandais m’en a parlé. Elle habite en Auvergne dans une petite ferme où j’ai peint une fresque de Louis de Funès en 2015. Elle a visité Street Art City et m’a dit que je devrais y aller, ce que j’ai fait 3 ans plus tard.

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Comment s’est passée votre immersion dans la chambre de l’hôtel 128?

J’ai peintt la chambre 72, qui correspond mon année de naissance. Et j’ai aussi fait une gigantesque peinture murale à l’extérieur, sur la cheminée centrale qui mesure de 15 mètres de hauteur. Ce fut une belle expérience, un travail ardu, parfois une lutte, mais cela en valait la peine.

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Qu’aimeriez-vous amener chez les gens avec vos œuvres?

J’aime surprendre le public avec mon art et mon style. Les laisser expérimenter la joie que mon art leur procure et provoquer leurs commentaires, engager les discussions et peut-être même les vocations….

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Est-il plus facile ou plus difficile d’être un graffeur que d’être un peintre?

Je pense qu’en tant que graffeur, il est difficile d’être reconnu dans le monde artistique traditionnel des galeries et des salons. Surtout lorsque vous travaillez principalement avec des aérosols, qu’ils n’acceptent toujours pas comme une forme d’art à part entière… Beaucoup d’anciens graffeurs, comme moi, qui ne font plus de lettrage mais uniquement de l’art figuratif avec des bombes aérosols, sont obligés de faire également de l’acrylique et de la peinture à l’huile, pour être acceptés dans cet «autre» monde de l’art. En fait, nous, les artistes de « graffiti figuratifs», n’entrons dans aucune catégorie. Par les graffeurs qui font du lettrage, nous ne sommes pas considérés comme de vrais graffeurs à cause de notre style figuratif. Et, dans le monde de l’art, nous ne sommes pas considérés non plus comme de réels artistes, parce que nous peignons à l’ aérosol. C’est la raison pour laquelle je préfère me définir comme un « artiste de rue », un « artiste urbain », plutôt qu’un graffeur.

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Que penses-tu de l’évolution du Street Art aujourd’hui?

L’acceptation de l’art de la rue en est à ses prémices. Lentement, nous obtenons la reconnaissance que nous méritons, car nous sommes un mouvement artistique véritable, composé d’artistes chevronnés et possédant plus de 40 ans d’histoire artistique depuis la création de notre mouvement, au début des années 1970 à New York.

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Quelles sont vos autres activités artistiques du moment et vos projets futurs?

Je dirige aujourd’hui mon entreprise de fresques murales à temps plein, avec l’aide de mon épouse, Nancy, en Hollande. Je réalise des peintures murales pour tous types de clients, tels que des entreprises, des institutions, principalement en Hollande, en Belgique et en Allemagne. À côté de cela, je participe à de nombreux festivals internationaux d’art urbain dans le monde entier, pour faire connaitre mon nom et mon style dans le monde. Je peins aussi des peintures sur toiles pour plusieurs galeries, pour des expositions et pour des salons à Amsterdam, Madrid, Stockholm… Je viens de terminer une tournée en Floride où j’ai réalisé un mur, fait du live-painting et exposé en galerie à Miami-Wynwood. J’ai fait un autre mur récemment à Saint-Pétersbourg en Russie…

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Que penses-tu de ton succès et où en es tu de tes rêves?

Je crois que je réussis bien. Je suis un artiste connu en Hollande et dans tous les pays voisins, mais je souhaite me faire connaître en tant qu’artiste dans le reste du monde, et peindre des murs partout… C’est cela mon objectif.

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