«Que mon travail demeure comme l’empreinte d’une époque et d’une vérité » : MissMe, Guerrillera urbaine

Par Michel Fily, 7 juin 2019

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Elle est l’une des vandales les plus reconnues en Amérique du Nord et la renommée de ses autoportraits féministes et militants n’est plus à faire en Europe, ni nulle part ailleurs dans le monde. Les œuvres insolentes de MissMe attirent intensément l’attention. Elles traduisent les luttes de l’artiste contre les inégalités de race, de genres et de classes, tout en glorifiant les icônes du passé. MissMe était l’une des invitées majeures du festival Peinture Fraiche et avec l’accord de la Métropole de Lyon, c’était la première fois qu’on la laissait poser légalement un très grand collage, en extérieur. La partie initiale des propos de cette interview a été recueillie lors d’une conférence que l’artiste a accepté de donner, dans le cadre de Peinture Fraiche, présentée par Nadja Pobel (Le Petit Bulletin). La seconde partie est le fruit de l’entretien que MissMe a accordé à Urban Street Art Urbain.

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Bonjour MissMe, pourquoi caches-tu ton visage ?

La première raison pour laquelle je cache mon visage est la même raison pour laquelle beaucoup de Street Artistes le font, simplement parce que notre travail reste considéré comme illégal, quasiment partout dans le monde, encore aujourd’hui. Suivant où on se trouve, cela peut avoir des conséquences plus ou moins compliquées. Donc, l’idée de poser à cote de son art avec un gros smille est moyennement intelligente… C’est impossible pour moi de tomber dans le tourbillon infernal du Selfie et de l’existence par la 2D. J’ai réalisé progressivement que le masque permettait à beaucoup de gens de s’identifier plus facilement avec mon travail, parce que c’est un cartoon. En réalité, très honnêtement, ça ne m’intéresse pas tellement de parler de moi. Ce qui m’intéresse, c’est mon travail. Je ne veux pas que les gens aient à discuter de qui je suis, mais plutôt de ce j’ai à raconter. Et puis, parce que je suis femme, c’était important d’oblitérer mon visage, à cause de la fascination sociale pour les femmes, parce qu’on a toujours envie de savoir si la personne est belle. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, après des millénaires,  il y a encore des documentaires sur Cléopâtre où les intervenants débattent, non pas pour définir l’étendue de son pouvoir politique, mais pour prouver qu’elle était belle, ou le contraire. Personne, en revanche, ne s’est posé la question de savoir si César était beau gosse…

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Comment as-tu commencé à coller tes autoportraits masqués ?

Ce portrait, qui est une pièce centrale de mon art, existe depuis plusieurs années et n’a cessé d’évoluer avec le temps. Il en existe des dizaines de versions, toutes différentes. Il est en réalité né d’une censure d’Instagram. J’étais un peu insomniaque à l’époque et, pour me calmer les méninges, je peignais sur mon corps et en prenais des photos. J’ai toujours eu besoin d’utiliser mon corps pour m’exprimer artistiquement, c’est très particulier à ma pratique, cela me permet faire ressortir toutes sortes d’émotions. Cette nudité est étrange et un peu agressive, mais pas du tout sexuelle. Les gens n’ont pas l’habitude de voir le corps de la femme exploité par elle-même et en plus d’une manière non-séductrice. La toute première photographie, je l’avais mise toute petite au centre d’un grand carré blanc. Et avant de la publier sur Instagram je l’avais floutée, de telle sorte que l’on ne voyait que l’ombre d’un de mes tétons à l’image. Et j’ai été pour la première fois censurée. Avec un message d’explication qui sous-entendait que je mettais Internet en danger. C’est très violent, ce qui se passe aujourd’hui sur les réseaux sociaux, qui suppriment des voix et des existences, parce que quelque chose a été mal compris ou parce que des gens on décidé de les faire taire. Tout est automatisé et il n’y a pas de place pour dire « je ne suis pas d’accord ». J’ai vraiment très mal pris cette censure. Je me suis sentie terriblement insultée, parce qu’il n’y avait aucune intention violente ni sexuelle derrière cette photographie. Il y avait à peine mon corps. Alors, j’ai imprimé en grand exactement cette photo et j’en ai tapissé toute la ville de Montréal (rires). Ensuite, j’ai commencé de la faire évoluer. Bien avant les têtes de requins, j’avais mis des petites licornes à la place des seins, pour la blague et aussi parce que ce sont des éléments naïfs et magiques. Et puis, ça a pris des formes plus complexes, parce que le sein est « l’endroit » de la femme qui a été le plus sexualisé et qui reste encore aujourd’hui un terrain de discorde. Donc, un terrain parfait pour mon art.

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Est-ce que tu as tout de suite eu conscience de la portée politique de ton travail ?

Non, ce n’étais pas réfléchi à la base. Il n’y avait pas de pensée politique. Pourtant, j’avais bien commencé à faire ce travail parce que je n’arrivais plus à me retrouver dans ma société. Il y avait un tel décalage entre la société dans laquelle je vivais et ce que je considérais être mes valeurs que je ressentais un urgent besoin de « réparation ». C’est en collant l’intérieur de ma personne sur les murs extérieurs que j’ai tenté de me reconnecter au monde. Ces morceaux de moi ont porté naturellement beaucoup de mes malaises. Je les pensais comme des oeuvres très personnelles. Mais, en discutant avec les gens, j’ai réalisé qu’ils résonnaient en eux, révélant une réflexion sociale plus profonde que mon intention originelle. J’ai réalisé qu’ils ne m’appartenaient déjà plus, qu’ils appartenaient désormais à tout un genre et à tout un milieu social. C’est comme cela que j’ai compris que mon art était devenu politique. Et aussi à cause du rapport au pouvoir, à travers la honte et la bienséance. Je ne cherche pas à choquer. Choquer pour choquer, ça ne sert à rien. Je veux initier l’interaction et provoquer les discussions.

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Ton concept continue d’évoluer et tu l’as emmené un peu partout dans le monde…

Oui, j’ai collé mes autoportraits masqués en Amérique du nord, en Amérique centrale, en Amérique du sud, à Cuba, en Argentine, en Italie, à Hong-Kong, en Suisse, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, au Moyen-Orient… Je pense que ça continuera encore partout et longtemps, parce que ces œuvres parlent de problèmes qui ne sont pas réglés. Elles ne sont pas juste le corps d’une femme nue face aux regards. Elles dérangent, d’abord parce que ce corps de femme n’a pas été photographié par un photographe de mode pour un magazine. Parce qu’il n’a pas été photographié dans un objectif de publicité ni d’esthétique. Parce qu’il n’a pas été photographié par un homme. Parce qu’il n’y a pas de justification sexuelle. Parce qu’il n’a pas été exploité par autrui. C’est juste une nana qui montre son corps à elle, nu, sans aucune volonté de séduction. C’est donc suspect et déstabilisant. Et en plus il y a la colère, une émotion rarement exprimée parce que rarement autorisée, encore moins aux femmes. J’ai été plus d’une fois censurée aux États-Unis. J’avais fait une rue entière à New York et quelqu’un est passé dernière moi quelques jours plus tard. Il a dessiné des culottes sur tous mes collages et écrit sur chacune d’elles « respect yourself ». C’était tristement drôle… J’ai eu aussi droit à de la récupération commerciale sans mon accord. Quelqu’un a vendu une de mes images à une compagnie, qui a imprimé des t-shirts avec, pour la vente. A Montréal, certaines personnes recouvraient les parties sexuelles de mes collages en noir, d’autres m’arrachaient le visage, les yeux, d’autres encore y ont écrit toutes sortes d’insultes. C’est très violent lorsque les gens réagissent ainsi… Heureusement, les réactions des femmes sont radicalement différentes. Certaines me prennent dans leurs bras. C’est étrange de réaliser que je suis devenue une sorte de symbole pour ces femmes…

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T’arrive-t-il de douter de ta démarche artistique ?

Oui, bien sur que je doute. C’est bizarre ce que je fais, quand on y pense. La normalité de la société me rattrape dès que je suis un peu fragile. Je suis quelqu’un d’assez anxieux. Le bon moral est comme un système immunitaire pour moi. Quand je suis un peu fatiguée, toute la sacrosainte moralité revient résonner à mes oreilles : « Ton travail n’est pas stable, tu ne sais pas de quoi demain sera fait, tu devrais te marier, avoir des enfants… ». Je travaille seule, je n’ai pas d’agent, pas d’équipe et je ne suis représentée que par une seule galerie, parce que j’ai du mal à faire confiance… Aujourd’hui, j’apprends à m’ouvrir et je trouve que c’est une bonne chose, même si ce n’est pas toujours évident…

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Tes collages sont en général noir et blanc, quelles sont tes techniques ?

Je dessine sur Photoshop, avec ajout de calques. Ça n’a pas toujours été le cas. Auparavant, je peignais sur mes portraits à la main, mais le résultat ne me plaisait pas. La raison pour laquelle j’ai commencé à faire du collage est simplement le fait que je ne savais pas graffer. J’avais besoin de m’exprimer et j’ai choisi de le faire à ma manière, sans fausse prétention. En outre, les dessins que je fais sont très complexes et comme je pose mes collages dans des endroits très passants je dois aller assez vite. C’est plus pratique de les préparer à l’avance.

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Comment ton art est-il accepté dans le milieu du Street Art ?

Je ne peux pas trop parler du milieu, parce que je suis un électron libre. Je travaille seule, je vais rarement dans les festivals, je connais donc assez peu les autres artistes. C’est vrai qu’il y a moins de femmes que d’hommes. Ça commence à changer, mais ce que moi je fais, c’est assez particulier et c’est l’une des raisons pour lesquelles on m’invite rarement dans les festivals. Parce que si on aime bien l’idée que j’existe, c’est plus compliqué d’assumer le fait de montrer ce que je fais dans un cadre légal. C’est le cas pour tous la plupart des Street Artistes qui sont très engagés. Ce genre de milieux préfèrent que je leur propose des oeuvres moins dérangeantes…

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Comme la série « Aspire to inspire » ?

Je l’ai commencée avant le mouvement « Me Too », j’écrivais souvent sur mes collages la phrase « It’s not me, it’s you ». Tout le monde me demandait ce que cela voulait dire. Aujourd’hui, plus personne ne pose la question. Tout le monde comprend ce que je veux dire : « Si tu trouves que ce corps est sexuel, ça t’appartient. Ça ne m’appartient pas. Ne me fais pas porter le poids de tes jugements ». Il s’agit donc d’une série de portraits de femmes : Maya Angelou, Frida Kahlo, Malala Yousafzai, Simone de Beauvoir, Helen Keller… J’ai aussi réalisé ces portraits en réaction au phénomène des influenceuses sur Instagram, cette sorte de raccourci qui semble être aujourd’hui, pour de nombreuses jeunes femmes, le seul moyen de réussir. Pour leur montrer, par l’exemple de « Role Models », que leur corps n’est pas ce qui fera leur valeur.

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Tu as intitulé une autre de tes séries « Fuck Politics »…

Oui, j’ai eu aussi pas mal de problèmes avec cette série là (rires). Ce sont des Statues de la Liberté que j’ai coiffées de plumes indiennes. Je les ai créées pour la première fois dans le cadre d’un festival à Québec, puis je les ai collées partout à New York, avec la phrase « I don’t know why », qui est le nom d’un mouvement des premières nations américaines , qui lutte pour la préservation de leurs cultures et de la nature. Mon intention n’a jamais été celle de critiquer la Statue de la Liberté, qui est une belle statue et un symbole important. Je comprends que chaque pays ait sa propre propagande, mais les États-Unis ont du mal avec leur histoire et il fallait démonter le mythe. Je fait confiance aux gens, ils sont capables de faire la distinction entre l’importance du symbole et les choses qui ne sont pas réglées. Ce qui se passe avec les premières nations, c’est un double assassinat, parce non seulement l’Amérique nie le fait qu’elle les a massacrées, mais en plus elle nie l’existence même de ceux qui sont encore là. Il faut être capable d’en parler et le fait de faire l’autruche ne résoudra rien.

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Qu’en est-il de ta série intitulée « Buy More !! » ?

J’ai réalisé ces affiches à la suite de l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh en 2013. Le bâtiment abritait plusieurs ateliers de confection, travaillant pour diverses marques internationales. Il s’est effondré le matin, peu après l’heure de début du travail. Des consignes d’évacuation données la veille, après l’apparition de fissures, avaient été ignorées par les responsables des ateliers. 1135 personnes ont trouvé la mort dans l’incident, qui est devenu l’un des symboles des abus de la « Fast Fashion » et de la mondialisation sauvage. Cette catastrophe m’avait bouleversée. J’ai utilisé un passepartout pour ouvrir les vitrines des panneaux d’affichage et les remplacer par mes affiches. Les marques que je présente dans cette série sont des marques internationales pour lesquelles travaillaient les ateliers du Rana Plaza. J’ai utilisé de gros titres publicitaires pour les slogans, très visuels, mais lorsqu’on regarde derrière ces slogans, on voit des enfants soldats de la guerre en RDC, qui a déjà fait plus de 5 millions de morts et dont on ne parle presque pas. La violence, la surconsommation, l’obsolescence programmée, l’esclavagisme et l’indifférence, voilà ce que cette série dénonce.

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Tu as créé une œuvre pour un refuge pour femmes battues. Comment ça s’est passé ?

La maison Flora Tristan est une maison extraordinaire, tenue par des femmes incroyables. Un refuge qui prend en charge non seulement les femmes, mais leurs familles également, ce qui est rare. J’ai été approchée par une marque montréalaise, une créatrice qui dessine des costumes sur mesure pour hommes, dont les doublures intérieures sont illustrées par des artistes. Une partie du bénéfice de ses ventes est régulièrement reversée à des associations. Pour le projet de la maison Flora Tristan, l’intégralité des ventes est allée à l’association. J’ai accepté avec enthousiasme d’y participer et j’ai aussi souhaité rencontrer ces femmes. J’ai été très impressionnée et vraiment inspirée par leur travail. Elles avaient très peu de moyens et le refuge n’était pas très décoré. J’ai proposé de leur faire des fresques. Elles avaient nommé les chambres avec des noms de femmes fortes et cela m’a rappelé ma propre démarche. J’ai illustré plusieurs murs avec les portraits d’une dizaine de figures féminines. Elles m’ont dit que cela ferait une réelle différence, parce que les femmes arrivaient au refuge souvent au beau milieu de la nuit, après avoir eu le courage de partir avec leurs enfants, et que les cinq premières minutes étaient cruciales. La chaleur des couleurs et le caractère exemplaire des personnages de mes collages les aideraient à se sentir en sécurité et à rester. Je suis toujours en contact avec elles aujourd’hui et j’y anime des ateliers.

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Quelles sont tes influences ?

Je trouve mon inspiration principalement dans des exemples de courage face à des choses qui peuvent paraitre insurmontables. Ces exemples ne viennent pas forcément du monde artistique. Ce sont souvent des femmes que je dessine : Helen Keller, Joséphine Baker… Ce qu’elles ont réussi à faire, à travers l’amour et le courage, me fascine. Frida Kahlo a fait preuve d’un courage créatif extraordinaire, par exemple. Elle a peint ses propres fausses-couches, des bébés morts-nés qui lui sortaient du vagin. Aujourd’hui, si une artiste faisait cela, on dirait que c’est dégueulasse et on l’enverrait consulter. C’était une précurseuse…

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Que penses-tu de l’évolution du Street Art ?

Comme je l’ai expliqué, je regarde les choses d’assez loin, vu mon isolement volontaire. J’observe des choses extraordinaires, avec une vraie recherche artistique du beau, des choses surprenantes. Les gens ont pris conscience du mouvement qui s’est progressivement démocratisé. Mais, je vois aussi des choses moins bonnes, parce que les artistes veulent plaire au public et correspondre à cette nouvelle mode. Ils finissent par imiter des esthétiques, pour avoir l’air cool et vendre en galeries. Au Canada c’est encore assez récent, je suis l’une des premières. C’est paradoxal, parce que c’est illégal, mais la Ville de Montréal et son Office du Tourisme publient mes œuvres sur leurs réseaux sociaux…

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Si j’étais le génie de la lampe d’Aladin et que tu pouvais exhausser trois vœux, lesquels seraient-ils ?

Quand j’étais petite et qu’on me racontait cette histoire, je disais toujours que trois vœux n’étaient pas assez. Et que, donc, mon premier vœu serait d’avoir une quantité infinie de vœux (rires). Sérieusement, mon premier souhait serait de pouvoir vivre ma vie dans mon identité la plus pleine possible, sans peur. Sans le handicap de la peur. Mon second vœu serait de pouvoir voyager dans le temps, parce que j’aimerais découvrir la Grèce, l’Egypte et la Rome antique. Et surtout, j’aimerais rencontrer Jésus, Moïse et Mahomet. Pour savoir ce qui les faisait marrer. S’ils riaient à des blagues intellectuelles ou, au contraire, à de l’humour populaire. S’ils étaient réellement humbles, ou bien imbus d’eux-mêmes, comme le sont les leaders d’aujourd’hui… Mon troisième souhait, finalement, serait d’avoir vécu de manière véritable, honnête et ouverte, pour que mon travail et mon identité puissent demeurer comme les empreintes d’une vérité. Que mon travail soit présenté dans les musées ou pas n’est pas important. Mais je souhaite que l’on puisse voir ce que j’ai fait et entendre ce que j’ai dit, que cela soit le reflet d’une époque, et qu’ainsi l’on puisse me faire revivre, à travers les émotions et le désir de rencontre que j’aurais transmis.

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Auteur : Michel Fily

Journaliste depuis plus de 20 ans en France et à l'internationale, ancien correspondant culturel, passionné de Street art et à l'initiative de plusieurs projets d'art urbain en cours, dans les régions Rhône-Alpes Auvergne et PACA.

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