« Je m’en fiche qu’on dise que je suis un bon peintre, je veux qu’on dise que je suis une belle personne» : IMPACKT, le tonton du graff

Par Michel Fily, 9 mai 2019

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Street Artiste depuis plus de 25 ans, Impackt est l’un des « Papas » du Street Art en France. Enfant du pur graffiti, cet extraordinaire autodidacte a développé une technique qui lui permet d’aborder tous les sujets, du lettrage aux personnages, en passant par les fresques historiques et le trompe-l’oeil. Ce Street Artiste « pur et dur », qui défend depuis toujours l’art urbain dans son essence originelle, était au festival Peinture Fraiche à Lyon, représenté par la galerie Pandor’art. Urban Street Art Urbain l’y a rencontré.

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Bonjour Impackt, peux-tu te présenter aux lecteurs ?

Je m’appelle Franck, j’ai 49 ans, ça fait 25, 26 ans que je graffe. Je suis originaire de Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise, les « beaux quartiers » comme on dit (rires). J’ai commencé à peindre peu après mon retour de la Guerre du Golfe, en 1994. J’étais fusiller marin commando, envoyé au Koweït pendant la première session des combats contre Saddam Hussein. Je devais être le seul marin en treillis sur un bateau à l’époque… Avant l’armée, adolescent, j’étais déjà bon spectateur des graffitis dans la ville et j’aimais ce que je voyais. Pendant que j’étais  à la guerre, le Hip Hop a commencé à se développer en France, pour donner naissance à la musique électro.  À mon retour, les jeunes que je fréquentais avant l’armée avaient choisi l’électro et tout ce que ça implique… Moi, je ne me voyais pas être obligé de consommer des produits pour aimer une musique, alors je suis resté dans mon petit quartier à écouter NTM, IAM et Assassin sur mon Walkman. Et dès qu’il y avait un concert, j’y allais. C’était les débuts des fanzines et, sur ceux qui parlaient de la culture Hip Hop, il y avait toujours un feuillet en fin de magazine avec 3 ou  4 pages de graffs. J’étais très impressionné de voir ce que certains étaient capables de faire avec des sprays.

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Tu dessinais un peu, lorsque tu étais plus jeune ?

On ne peut pas dire que je dessinais étant enfant.  Je gribouillais, plutôt. Puis, au collège, j’ai commencé à dessiner souvent, mais par obligation, parce que j’étais tout le temps puni… J’habitais au 7e étage d’un immeuble. Je ne pouvais pas m’évader par la fenêtre. Mon père me punissait, fermait la porte à clef, enlevait le câble d’antenne de la télé et me donnait des pages doubles de divisions et de multiplications à faire. Quand j’avais fini, je n’avais rien d’autre à faire que gratter du papier… Je faisais des trucs abstraits, je n’avais même pas la prétention de dire que c’était du dessin. Mais j’aimais ça. Sans avoir aucune compétence ni aucune formation en dessin.

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Comment as-tu commencé à graffer ?

Dès que je voyais un terrain où il y avait du graffiti, j’y revenais le week-end pour voir les autres travailler et progressivement ils m’ont proposé d’essayer. Je leur ai dit que je ne savais pas dessiner et ils m’ont répondu « si tu sais écrire ton nom, tu sais graffer, ce n’est pas plus compliqué que ça ». C’est ma rencontre avec BRUSK qui a été le déclencheur. Il m’a dit « au bout de 6 mois, on va vite voir si c’est une passion ou une passade ». On a peint ensemble pendant 16 ans. Il n’y avait jamais lui sans moi, jamais moi sans lui. Pourtant, il avait fait les Beaux Arts, obtenu diplômes et post-diplômes… D’autres artistes avaient renoncé à peindre avec lui parce qu’il était trop talentueux. Moi, je me suis dit « il n’y a pas de raison que lui y arrive et pas moi ». Et j’ai persévéré, malgré mon inexpérience et face à des jeunes qui avaient tous entre 15 et 17 ans alors que j’en avais déjà 24 quand j’ai débuté. Je travaillais toute la semaine et le week-end j’achetais des bombes et j’allais faire des murs. Et 25 ans après, c’est toujours une passion. C’est même un virus, j’ai envie de te dire. Je ne fais plus de « vandales », parce que j’ai des enfants, mais j’y pense toujours, chaque fois que je suis sur l’autoroute ou que je vois un « spot ». Tu vois, je regarde les murs au lieu de regarder la route (rires).

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Le choix de ton « blaze » a une histoire particulière…

En effet. Le mot « impact » me plaisait vraiment. C’est un terme qui me définit bien, parce que je suis impulsif. Je suis ce qu’on appelle un « gentil », mais quand j’ai un truc à dire, je le dis. Ce mot caractérise aussi assez bien ma peinture. Mais à l’époque, il y avait déjà un gars qui faisait partie du collectif CP5 (un « crew » très célèbre), qui portait ce nom et qui était décédé. Alors, j’ai fait la démarche d’appeler les membres du collectif à Paris, je leur ai expliqué ma situation et j’ai demandé si je pouvais choisir ce blaze. Ils ont accepté parce que j’avais été respectueux. Le milieu du graffiti est un milieu très codifié, avec ses propres règles. Dès le départ, je me suis intéressé à l’histoire de ce mouvement et à ses codes de conduite. Je me suis éduqué à ces codes et je n’y ai jamais dérogé. Aujourd’hui, mon nom d’artiste me caractérise parfaitement. Tout le monde me dit tout le temps « à chaque fois que tu fais une peinture, on dirait que c’est toi que tu peins ». L’année dernière, pour le Zoo Art Show, j’ai fait un ours en train de mettre un grand coup de patte dans l’air. On m’a dit « ah, c’est tout toi ça. Le côté doux du poil, mais la bonne gifle qui part quand même » (rires).

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Est-ce que tu as eu du mal à croire en ton talent ?

Dès que j’ai commencé à peindre, j’ai su que j’avais trouvé ma voie. Ce n’est pas tant que j’avais quelque chose à démontrer aux autres. C’était surtout à moi-même que je voulais prouver des choses. Je voulais y arriver. Moi, je suis un ouvrier du bâtiment, c’est ce que j’ai appris à l’école. Et je pense que mon apprentissage de la rigueur et du sérieux professionnel a été un outil de poids dans mon apprentissage du graffiti et de la peinture. Lorsqu’on devait se retrouver le week-end pour peindre de grandes fresques, c’est moi qui appelais les autres graffeurs pour leur rappeler les rendez-vous, pour leur dire quelles couleurs prendre… Et cette rigueur a été utile à tous et nous a servi à nous dépasser à chaque nouveau projet. Au bout de deux années, je suis devenu le premier graffeur lyonnais invité à des « Jams », à Lyon et ailleurs en France. Je pense que c’est aussi dû au fait que je parle beaucoup et facilement avec les gens. Je n’ai pas d’apriori vis-à-vis du public, je peux discuter aussi facilement avec un jeune de 14 ans ou une personne âgée. J’ai initié beaucoup de contacts comme ça et dès le premier Jam, j’ai rencontré toute la scène « Old School » : RESO, DER, l’équipe des 3HC, SHOCK, WELS de Nantes, MISS VAN de Toulouse, TILT, toute la TRUSKOOL, ABEL(313), SEEK(313) de Marseille, enfin tous ceux qui étaient connus quand moi je débutais. On est devenus amis, parce que je suis quelqu’un de bienveillant et je prends soin des gens que j’aime. Tu vois, quand on ne se souvient pas de mon prénom on m’appelle « le gentil ». Après, je suis comme ça avec tout le monde, que ce soit dans le graffiti ou pas… De fil en aiguille, j’ai participé à beaucoup d’évènements de graffiti. Je découvrais un milieu extraordinaire, où je pouvais m’épanouir artistiquement et en plus me retrouver pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, à réaliser des œuvres avec des dizaines d’artistes que je n’avais jamais rencontrés et qui devenaient mes amis. Un truc vraiment humain, quoi.

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Ce n’est plus toujours le cas, dans les festivals aujourd’hui…

Oui. Il faut savoir qui on invite. Faire venir des stars, c’est bien, mais si c’est pour qu’ils ne parlent à personne et qu’ils exigent des assistants pour mettre leurs coups de rouleaux… Je n’ai pas ce genre d’exigence. Je ne sauve pas de vies humaines, je ne suis pas chirurgien cardiologue. On est juste des peintres, on n’a pas à exploiter des bénévoles. J’étale de la peinture sur les murs parce que j’aime ça, je le fais d’abord pour moi. Si ça plait aux gens, tant mieux. Si on me donne de l’argent, c’est la cerise sur le gâteau. Mais je ne réclame aucun privilège. Je continue jusqu’à aujourd’hui de travailler sur des chantiers.

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À partir de quand es-tu passé du graffiti aux personnages ?

À partir du moment où BRUSK en a eu marre de dessiner des « persos » pour tout le monde (rires). Au début, il aimait bien ça parce que j’avais de belles idées de compositions. Et puis, un jour, il m’a dit « mon gars, je t’aime bien, mais si tu veux un perso, tu vas le faire toi-même ». Sur le moment je n’étais pas content du tout, mais je sais aujourd’hui qu’il m’a rendu un grand service ce jour-là. Parce qu’il m’a obligé à aller au-delà de ce que je savais faire. J’ai peint mon premier personnage à la friche RVI à Lyon, en 2000. À l’époque je ne faisais que de la 3D en lettrage, parce que je trouvais le « Wildstyle » trop difficile. J’apprenais à maitriser l’outil. On utilisait des bombes « Montana Hardcore », de la très mauvaise qualité par rapport à celles d’aujourd’hui, avec des « caps » basiques dessus. Je ne comprends pas comment on faisait pour peindre avec… Comme je ne maitrisais pas le dessin, j’ai commencé par utiliser des supports photo pour peindre mes personnages. On peignait dans des zones désaffectées, on n’avait ni cartons, ni pochoirs, ni projecteurs. Je travaille d’ailleurs toujours avec des photos aujourd’hui, mais c’est plus pour me rassurer, comme une sorte de filet de sécurité… J’investis beaucoup de technique dans ma peinture, parce que je n’ai pas le sentiment d’être créatif. Alors j’essaie d’être créatif dans la composition, dans l’idée qu’il y a derrière mes œuvres.

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Quels sont tes techniques et tes supports ?

Je ne peins qu’à la bombe, sur murs ou sur toiles. Pas de pochoirs. Si je dessine quelque chose sur du papier, je le laisse sur le papier. Je pousse la technique jusqu’à réaliser mes propres stencils. Ce que Molotow vend aujourd’hui à 28 euros, moi ça fait 15 ans que je peins avec. Je fabrique mes stencils de différentes tailles, à partir de bouchons que je récupère sur d’autres bombes et qui me permettent de faire des traits aussi fins que du critérium, tellement fins que les gens n’arrivent pas à croire que c’est entièrement fait à la bombe.

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Ça, c’est ton côté rigoureux.

Oui, mon côté militaire… J’ai mis pas mal de temps à arrêter la 3D, parce que j’essayais tout le temps de faire plus compliqué que la veille, ce qui fait que pendant le temps que me prenait  un seul lettrage, mes potes en faisaient 5. Alors, je me suis mis au « Wild », et depuis je n’ai plus jamais refait de 3D.

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Quelles sont tes inspirations ?

On a tous plus ou moins nos influences. J’admire SHORT 79 qui fait des lettrages magnifiques entièrement à la main, alors qu’on les jurerait faits sur ordinateurs. J’ai 25 ans de métier, mais je continue d’admirer des artistes. Rien n’est acquis, rien n’est abouti, je ne m’arrêterais jamais de progresser. Quand je débutais, j’avais vu un autoportrait rouge et jaune de Alex, des MAC, et je m’étais dit « le jour où j’arrive à faire ça, j’aurais atteint mon but ». Il y quelques années, ZEYO m’a dit « tu sais tonton, ton but, ça fait longtemps que tu l’as dépassé ». Je suis un obstiné. Si quelqu’un vient me dire « non, ça, tu n’arriveras pas à le peindre », je vais m’acharner jusqu’à ce que je lui prouve que c’est possible. Je n’abandonne jamais…

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Tu es un super héros ?

Tu sais aujourd’hui, si tu ne trompes pas ta femme, si tu ne te bourres pas la gueule tous les weekends et si tu ne frappes pas tes gosses, tu es devenu quelqu’un d’exceptionnel… Les gens ont un peu trop vite oublié les valeurs qui font un homme. Moi je trouve que je suis juste normal. Hier, j’ai posté une photo de mes enfants sur Facebook et derrière eux sur la photo il y a RESO qui peint un mur. Eh bien, je peux peindre encore pendant 100 ans, je ne ferais jamais deux plus belles pièces que mes enfants. Le graffiti ce n’est que de la peinture. On n’est là pour nous occuper de nos enfants de notre famille, il n’y a rien d’autre qui compte dans la vie. Le reste, c’est du gras. Et avant d’être un graffeur, je suis un bonhomme…

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Quels sont les évènements auxquels tu as participé avant Peinture Fraiche ?

En 1999, avec BRUSK et DUSK  et NIKODEM, on a rencontré une association de graffeurs de Grenoble qui s’appelait « Force Urbaine » et qui organisait le « Mois du graffiti » à Grenoble. 5 semaines de graff, 5 artistes de collectifs différents, un vernissage par semaine, dans des lieux complètement différents, chacun à l’identité du peindre qui venait exposer. On a intégré Force Urbaine et organisé le « Mois du graffiti » avec eux. Plus tard, une amie architecte m’a contacté pour peindre une fresque pour une soirée dans une friche industrielle désaffectée à Lyon. C’était la friche de l’usine RVI. Après la soirée, je suis revenu dans cette friche et j’y ai fait des travaux, pendant un an, sur mes fonds personnels. J’ai changé les serrures, j’ai réparé les fenêtres, les toilettes, les douches, mis un cumulus, mais j’ai interdit à tous les graffeurs d’y rentrer avant d’avoir atteint l’objectif. Je voulais en faire une friche artistique. Quand j’ai eu fini les travaux, je suis allé faire une déclaration en Mairie. La municipalité est venue et a été tellement impressionnée qu’elle nous a donné un droit d’occupation pendant 10 ans. Alors, seulement, j’ai fait un appel. Graffeurs, musiciens, couturiers, photographes, compagnies de théâtre, tout le monde est venu ! On a accueilli 250 artistes, gratuitement, on les a aidés à monter leurs ateliers. Je me suis fait offrir 4.5 tonnes de peinture, gratuite, par un fournisseur qui payait pour la faire détruire… Les responsables du « Meeting of Styles » ont entendu parler du projet et ils nous ont contactés pour organiser l’étape française de l’évènement à Lyon. Pour la première édition, j’ai invité toute la scène Old Scool. J’ai réitéré le Meeting pendant 4 ans et, sans le vouloir, on est devenus l’un des plus grands rassemblements de graffiti en Europe. C’était une belle expérience de partage.

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C’est important pour toi ?

J’ai donné des cours dans les MJC, dans les quartiers difficiles autour de chez moi, et j’ai animé des initiations au graffiti dans toutes les prisons : hommes, femmes, mineurs, majeurs, Mont Luc, Saint Paul, Saint Jo, La Thalaudiere et Saint Étienne. La transmission, c’est essentiel pour moi. Je m’en fiche qu’on dit que je suis un bon peintre, je veux qu’on dise que je suis une belle personne.

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Qu’est ce que tu penses de l’évolution du Street Art aujourd’hui ?

Tu vois, l’année dernière, à « Zoo Art Show » une cliente qui voulait acheter une peinture est venue me voir pour me faire des éloges. Elle m’a dit  « c’est beau ce que vous faites, ce n’est pas comme tous ces petits cons qui font de la merde dans la rue… ». Mais ce petit con, c’était moi. Alors, je lui ai dit « vous savez pourquoi c’est de la merde ? Parce qu’ils font ça la nuit en 3 minutes, dans le noir et à toute vitesse pour ne pas se faire attraper. Nous sommes ces mêmes personnes dont vous parlez, à qui on a laissé le temps de faire du beau ». On a rebaptisé notre discipline pour pouvoir nous faire entrer dans les galeries. Le mot « graffiti », ça  fait peur aux gens, alors on l’a appelé « Street Art ». Si je mange un jambon beurre dans la rue, entre midi et deux, ça devient du Street Food ? (rires). Je suis désolé, mais je n’ai pas besoin de rebaptiser mon blaze pour qu’on m’accepte. Les gens n’ont pas compris qu’on faisait ça dans la rue parce qu’on n’avait pas d’autre support pour créer ! Nous, on a offert de la peinture gratuite aux gens. Et le mode vandale, c’est surtout une façon de communiquer entre graffeurs. J’ai fait du vandale pendant plus de 15 ans, je n’ai jamais tagué la maison d’un type qui a payé un crédit pour avoir un joli crépi beige ! J’ai fait de l’autoroute, mais je n’ai jamais tagué le camion d’un menuisier. Si tu veux que les gens acceptent ton art, ce n’est pas en allant les ennuyer que tu vas les persuader. Si tu veux du respect, il faut que tu en donnes. Quant au fait que le graffiti soit entré dans les galeries, je trouve que c’est une bonne chose. Les artistes qui critiquent cela sont souvent ceux qui n’arrivent pas à en vivre. Un grand spécialiste de l’art contemporain a dit « ne crachez pas trop vite sur les graffeurs, parce que vous avez la chance de pouvoir vivre à la même époque qu’un futur Dali ou qu’un futur Picasso ». Notre discipline vient du Hip Hop et de la rue, mais ce que les gens doivent comprendre, c’est que nous sommes juste des peintres, avec de nouveaux pinceaux. La technique de l’aérosol, c’est la toute première technique de peinture murale de l’histoire ! Dans les grottes, avant de dessiner des animaux, les hommes ont pris des morceaux de bambou, posé leurs mains sur les murs, mis de l’argile dans leurs bouches, craché l’argile à travers le bambou. C’était aéropulsé ! C’était du pochoir !

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Si j’étais le génie de la lampe d’Aladin et que tu pouvais exhausser un vœu, lequel serait-il ?

C’est con, ce que je vais te dire, mais on a plein de potes qui sont morts en peignant. Des gens à qui on ne peut pas ne pas penser dès qu’on peint. J’aimerai juste pouvoir les faire revenir et faire une peinture avec eux… Pas de noms prestigieux. Des mecs que j’ai croisés, et un autre dont j’ai seulement entendu parler. Dont on m’a dit qu’il était passé sous un train. La peinture, elle est faite pour embellir la vie, pas pour la sanctionner. Ce n’est pas normal de mourir parce qu’on a voulu vivre sa passion. Qui donc irait mourir pour faire de la danse ? Qui donc irait mourir pour écrire une chanson ? Personne. Ceux dont je parle sont allés se mettre en danger a 30 mètres du sol, suspendus à un pont, juste pour écrire leur nom et dire à tout le monde «j’existe ». Franchement, je ne sais pas de quoi sera fait demain. Je n’ai pas de projet de carrière, je n’ai pas de calculs. Mais j’aimerai bien refaire un mur avec tous ceux qu’on a perdus. Et je pense que ça plairait aussi à pas mal d’artistes qui sont ici à Peinture Fraiche

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www.instagram.com/impacktoner/

https://www.facebook.com/franck.asensi

www.pandorart.com

Festival Peinture Fraiche, 10 jours, 70 artistes, 12 pays. Du 3 au 12 mai 2019, à la Halle Debourg, 45-47 Avenue Debourg, 69007 Lyon (Métro,Tramway, arrêt Debourg).

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